Plus victime que la victime ?

J’ai en ce moment la forte impression que lorsqu’un crime est commis et qu’une personne y perd la vie, le coupable de cette atrocité, le criminel, est la véritable victime de l’histoire. Oui les criminels sont plus « victimes » que les victimes ! Vous comprenez, les pauvres, ils sont victimes de l’affreuse société dans laquelle nous vivons, qui ne leur laisse pas d’autre choix que de violer, tuer, brûler, torturer, fusiller, éventrer, égorger, étouffer la première personne qui leur passe sous le nez. Remarquez les temps sont tellement durs que moi aussi, je devrais peut-être sortir mon Opinel et faire sa fête à la mémé du bas de l’immeuble. Bah quoi, au fond ce ne serait que la faute de la société, du gouvernement et de dame folie.

Non mais sérieusement. On se doute bien que la notion de « sain d’esprit » risque fort d’être absente lorsqu’un homme se met à fusiller des centaines de gens ou fout son gosse dans un lave-linge. Mais est-ce vraiment une raison pour ne pas sanctionner les crimes ? Sont-ils plus victimes que les victimes ? Sincèrement non, jamais, absolument pas. L’Homme est doté d’un libre arbitre et ce dans n’importe quelle situation et on est toujours responsable de ses propres actes. On a toujours le choix. C’est trop facile de blâmer le reste du monde, de blâmer des entités qui ne sont que concepts comme la société par exemple. C’est quoi la prochaine ? Quand une petite fille est tuée en France, c’est la faute des chinois c’est ça ! Non non et re non.

Moi aussi, je suis indignée. Pas vraiment par la situation économique, ni par le commerce des chinchillas nains, ni même par le navet qu’est Les Immortels. Non, aujourd’hui je suis indignée par notre notion de la justice en Europe. Par cette idée, qui laisse les gens dire, lorsqu’ils n’ont été victimes de rien, qu’il faut considérer privilégier les droits du criminel et ne pas trop le blâmer pour ces actes. Qui les laisse dire que c’était l’alcool, la folie ou le caleçon de mon grand-père les vrais coupables. Cette tendance populaire à vouloir être gentil avec ceux, qui trahissent notre société toute entière et qui de ce fait ne devrait pouvoir répondre d’aucun droit. Autrefois, les traites, ceux qui menaçaient l’équilibre sociétaire, étaient bannis, exclus de la société. Aujourd’hui, ce n’est plus possible, il faut donc bien les punir et vraiment. Ils n’ont pas d’excuses, cessons de leur en donner des fictives.

Oui, quand un crime est commis, il en va bien du ressort du criminel, de sa responsabilité et celle de personne d’autre. Oui, quand un crime est commis, c’est notre société qui est trahie, ce sont nos règles de vie en communauté qui sont transgressées. Et enfin oui, quand un crime est commis, je me sens moi-même menacée parce que je suis dans le système. Donc oui, quand un crime est commis, je souhaite que le coupable soit puni « pour de vrai« , sur la base d’une vraie justice et pas d’une justice de l’émotion, avec d’un coté les « tuons les tous » et de l’autre les « pauvre criminel trop sévèrement jugé, faut pas réprimer c’est mal ».

Et pour vous, qu’est ce que la justice ?
(attention, bac blanc de philo 2012)

Pleurons dans les chaumières …

Il y a, depuis quelques années, un phénomène fort qui s’inscrit de plus en plus dans notre société et qui concerne la manière dont l’information nous est transmise. En effet, nos chers amis les médias, tous et quelque soit leur bord politique ou leur genre sont de la partie. Le but: faire pleurer dans les chaumières, émouvoir la ménagère et même la laisser brûler un t-shirt lors du repassage tant elle est terrassée par l’émotion.

En ce moment, deux faits en particulier détournent les médias de leur but premier (du moins selon moi, mais plus vraiment selon eux): informer sur des sujets primordiaux, importants, globaux et qui risquent peut-être de changer la face du monde. Mais non, les médias, du Figaro à TF1 en passant par le petit journal local du fin fond du Larzac (enfin je n’en ai pas la certitude mais je présume), nous mixent une belle soupe, version émotion. Il faut dire qu’entre feu Madame Mitterrand et cette pauvre petite Agnès, il y a de quoi faire. Non pas que la mort ne soit pas triste voire particulièrement atroce et horrible, mais nous sommes en droit de nous poser la question: est-ce de l’information ?

Comme tout être humain sur cette planète (ou au moins en France, car je doute fortement du rayonnement planétaire de l’affaire), j’ai été touché par le caractère monstrueusement violent du meurtre d’Agnès. Mais d’un autre coté, cela reste un fait divers, un crime horrible comme il y en a eu des milliers d’autres sur les siècles passés, et ce sans même remonter bien loin.

Simplement, depuis quasiment une semaine maintenant (oui les mardis, je suis pressée d’être au vendredi), cela fait la une de tous les journaux, est au coeur de toutes les matinales, bref c’est le sujet « number one » de tous les médias.

Chaque jour, c’est un petit détail de plus qui justifie d’omettre tous les sujets qui risquent de définitivement modifier notre monde à tous, comme la fameuse crise et les chinois qui nous rachètent de toutes parts, la nouvelle révolution qui semble se lever en Egypte, la répression syrienne toujours impossible à maîtriser et les actions de la ligue arabe face à cela … enfin l’actualité, la vraie, celle qui parle d’enjeux.

Et personnellement, je tiens à émettre mon mécontentement. Agnès, Madame Mitterrand, ce sont des choses tristes, mais au fond de moi, je m’en fiche. Ça ne change pas mon monde et à part pour les familles respectives, ça ne change le monde de personne. Ça ne soulève pas de questions de fond plus urgentes que ça (sauf si vous souhaitez lancer un débat sur la justice sur ce blog) et la plupart des gens ne sont absolument pas concernés. Alors pourquoi un tel acharnement médiatique ? Où se dirige donc notre société en se baignant dans le monde de la manipulation par l’émotion ?

Probablement, pas bien loin. Mais en même temps, je trouve que la manière de réagir qu’ont les médias aujourd’hui est aussi le reflet de la population elle-même, fervente quémandeuse de sensations fortes et de moins en moins, il faut l’avouer, éduquée. Du coup, je suis amenée à me poser une question plus générale. Vis-t-on aujourd’hui dans une société de l’assistanat complet, c’est à dire à la fois matériel et moral ?

Je pense que oui. Et je dirais même plus, je pense que cet assistanat provient d’une culture de l’entraide à la surenchère. Aider les autres c’est bien, mais à trop le faire, je pense que nous avons tous véhiculé dans notre société un message de « je n’ai pas besoin d’apprendre, de savoir ou de me débrouiller, quelqu’un va le faire pour moi, quelqu’un va m’aider ». Et je trouve ça on ne peut plus dramatique, que le niveau moyen de la population se dégrade autant.

Et pire encore, je me retrouve à la fois dégoûtée et admirative face à la capacité des plus hauts placés à embobiner le bas peuple (que je ne défends point non plus), qui ne se rend même plus compte de sa propre naïveté.

Et vous, ça vous inspire ?

Gauche fringante, tu me saoule !

J’adore la politique, pour de vrai, mais visiblement, je ne la conçois pas du tout comme les autres gens, et particulièrement les gens de gauche autour de moi. Ces râleurs professionnels qui ne jouent au grand jamais le jeu des idées, mais toujours et uniquement celui de la cour de récré.

L’actualité nous le prouve tous les jours, le peuple est roi pour se plaindre. Mais une fois la plainte déposée, le bac à bonnes idées se retrouve totalement vide. Je me demande même parfois, si tous les brillantes idées de mes amis les « gauchos » ne sont pas grignotées par des souris, les mêmes qui font les trous dans le gruyère. Et puis je me penche sur la question et je fais un constat abbérant : la politique de nos jours, c’est une piñata. Si si, vous avez bien lu, une piñata ! Le but c’est de taper sur le voisin et de systématiquement dénigrer ses idées parce qu’il est du coté obscur de la force (euh non … se demander si l’idée est bonne, ça ne sert à rien, ce n’est ni vendeur, ni démago).

Sauf que lorsque, dans une conversation mondaine des plus honorables, vous mettez en lumière ce petit détail, c’est vous qui passez du coté obscur de la force ou ne comprenez rien à la politique. Mais regardons les choses en face, la politique n’est plus et le peuple n’est qu’un aveugle qui tâtonne (pour trouver la dite piñata).

Qu’est-ce qui m’énerve vraiment alors ?

  1. La démagogie permanente prononcée dans les rangs de l’opposition : que des droits aucun devoirs, c’est beau à attendre, mais même un môme courant après sa piñata (une vraie cette fois) n’y croirait pas.
  2. Le jeu du « tire dans les pattes du voisin ». En plus c’est ridicule, tout ceux qui l’ont pratiqué se sont tiré dans le pied.
  3. Et enfin le Saint Graal, la cherry on the cake : les râleurs, égoïstes et beaux parleurs, qui veulent voir leur situation toujours plus belle, avec toujours plus d’assistance, mais ont le cul trop engraissé pour faire un simple effort de courtoisie.

Ce Saint Graal, qui me vaut un véritable coup de gueule ce soir : oui, les fonctionnaires (enfin une partie, grosse partie) qui couinent comme un gros bébé à qui l’on retire sa teuteute alors que franchement, ils ne se rapprochent qu’un peu de la grande valeur d’égalité qu’ils adorent généralement prôner. Faux-derches !

Bref, j’en ai marre de la gauche ! La démocratie, ce n’est pas l’égoïsme des individus (et toutes les grèves en ce bas pays sont motivées par l’égoïsme des petits) au dépend de la nation, ça non.

Désolé pour mes lecteurs de gauche, si il y en a (et je suis sûre qu’il y a de tout), mais si vous avez cautionné les mouvements contre la réforme des retraites, c’est comme les rillettes Bordeau Chesnel, nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Voilà donc, mon ras-le bol général à force d’écouter Bourdin le matin et sa flopée d’invités.

Et vous, la politique ça vous branche encore ? Des choses qui vous énervent ?

L’actualité qui énerve.

Attention ! Article volontairement un brin vulgaire et agressif.
À ne pas prendre trop personnellement.

Je pense ne pas me tromper en disant que le sujet aujourd’hui sur toutes les lèvres est l’incendie du siège social du magasine Charlie Hebdo pour sa couverture « Charia Hebdo » pour le moins très controversée, combiné au référundum grec, qui selon moi n’est pas mérité.

Décidément, nous vivons dans un beau monde de faux-culs. De gens qui veulent être respectés mais crachent sur toutes les valeurs qu’ils ne partagent pas. Avons-le, ça n’inspire pas franchement le respect. Des gens qui passent leur vie à tricher, se reprennent leur propre boomerang en pleine tronche et refusent d’y faire face. De beaux râleurs, qui à part râler ne savent pas faire grand chose. Des gens qui ont la critique facile, mais qui ne se remettent jamais en question. Des chieurs, des pas contents, des emmerdants. Bref, une bonne grosse bande de faux-culs.

Oui c’est ma triste vision de notre société en ce moment, à force de suivre l’actu et d’écouter la radio. C’est à ne plus rien y comprendre. Tout le monde y va de sa petite critique (mais n’a rien à proposer de mieux) et de sa petite phrase bien démago. Tout le monde est affreusement faux-cul. Comment peut-on dire aujourd’hui qu’il faut laisser les décisions aux peuples, quand leur culture générale moyenne en matière de politique mondiale frise celle d’une patate ? Je suis hyper fan de la démocratie (fin ça dépend des jours), mais faut pas délirer non plus. On décide quand on sait de quoi on parle et pour tout le monde, pas pour soi parce qu’on a plus assez de sous à cause de la crise pour s’offrir un nouveau vison.

Bref, ça m’énerve, ça m’énerve, ça m’énerve. Et tout le monde en rajoute une couche, même le jardinier de base au téléphone sur RMC qui a véritablement la culture G politique d’un petit pois pas cuit. Zut de zut de zut. Un autre disque que Sarko il est nul, C’est pas normal que les marchés dirigent et Les politiques chient du boudin (en vente en ce moment des les bacs). Réveillez vous les gens ! Enfin pas vous mes chers lecteurs, d’ailleurs je vous sais largement plus cultivés qu’une carotte pas fraîche. Euh non … Comment ça non ?

Bon aller, petite question pour le prouver et histoire de rigoler un peu. Pouvez-vous me citer, comme ça, trois présidents et leur pays pour l’Amérique Latine, l’Asie, l’Afrique et l’Occident (on met l’Amérique du Nord dedans parce qu’ils sont trop peu pour faire une catégorie sympa), soit 12 au total ? Il va de soit que la googlisation est interdite, trop facile autrement.

Si vous avez tout bon, je vous autoriserai en tant que grande prêtresse à diriger le monde à la place des politiques. Sinon, il va falloir vous faire l’idée qu’ils ne sont pas si nuls que ça.

Et vous que pensez-vous de tout ça ? De l’actualité ces derniers temps ?
Des revendications de nos amis les Indignados ?

Crédits : Illustration, moi-même, le blog BD, c’est pas pour tout de suite.

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Question du jour.

Ce matin, je me suis surprise, pendant mon super petit-déjeuner ultra copieux, spécialement conçu pour affronter une journée de Business Ethics (oui j’ai des cours géniaux), à écouter RMC. C’est simple, je n’écoute jamais la radio le matin en temps normal, mais la gentille famille ne l’avait point éteinte. Et sur RMC donc, ils posaient une question qui m’a parue intéressante: le printemps arabe est-il une réussite ou un échec ?

J’ai, comme tout le monde je présume, suivi aux infos les différents éléments qui auront marqués ce printemps arabe, mais je ne me suis jamais demandée si il avait réellement été utile ou pas, à quel pays il avait plutôt profité, dans quel pays cela n’avait strictement rien changé …?

Les résultats des élections tunisiennes sont sortis officiellement aujourd’hui et c’est avec peu de surprise que l’on découvre que le parti religieux Ennahdha l’emporte avec une large avance, suivi par une opposition mal structurée, peinant à avoir du poids. Bonne ou mauvaise chose ?

Au fond, on pourra dire que c’est plutôt une victoire, car il y aura eu de véritables élections et une démocratie de mise en place. Mais une démocratie étroitement mêlée à la religion peut-elle réellement être une démocratie, dans un monde où les cultures sont désormais toutes mélangées au sein des territoires ? Peut-on vraiment crier à une victoire de la démocratie, saine et pour le bien de tous ? (même si je doute qu’une démocratie puisse répondre réellement à ces critères)

Et la Lybie ? Après la mort de Kadhafi (pour laquelle la seule chose à retenir, est qu’un gars bien lui a tiré une balle et puis c’est tout), peut-on envisager un avenir radieux et démocratique, ou simplement le retour d’une rigueur dictatoriale sous une autre forme ? La mort d’un dictateur ayant perpétué plus d’un génocide ne peut-être qu’une victoire, mais est-elle suffisante ?

Et la Syrie ? Un bain de sang pour ne récolter guère plus. Et l’Égypte ? Une dictature militaire qui ne fait rien avancer.

Finalement, le, ou les printemps arabes ont-ils aidé des pays assoiffés de changement à obtenir plus de modernité. À se reconstruire sur un nouveau modèle de société, quel qu’il soit ? Ou est-ce simplement la continuité des systèmes précédents en ayant bêtement changé les pièces ?

Avec le recul, je pense que quelque part, de petits détails ont changé et des voix se sont faites entendre. Que ce n’est pas la finalité qu’espérait les jeunes générations de ces pays, mais que c’est un pas en avant. Et pour cela, je ne pourrai le définir comme un réussite ou un échec, c’est un peu entre les deux. Et vous quel est votre opinion ?

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Subterfuge de working girl.

Le culte de l’apparence n’est pas une idée toute fraîche, mais bien un rituel qui dure. Il nous suffit d’observer les panneaux publicitaires au détour d’un coin de rue ou en attendant le métro pour le remarquer. Et nous, les filles, sommes les maîtres en la matière. Il semblerait même que notre passion pour les mascaras, blushs, fard à paupières et autres artifices puisse désormais nous être utile dans notre plan de carrière (bonne ou mauvaise chose, à vous de me le dire). C’est en effet ce que relève une récente étude publiée par le New York Times, nous apprenant que les femmes maquillées de manière professionnelle (ni trop « nude », ni trop « glamour » entendons nous bien) paraîtraient au regard des gens plus fiables et compétentes.

Selon le quotidien, l’étude a été commandée par le géant américain Procter & Gamble et menée par des scientifiques indépendants comme Nancy Etcoff. La question posée est donc simple : les femmes maquillées apparaissent-elles comme plus compétentes ?

Pour y répondre, 25 femmes de toutes origines ont été prises en photos à quatre reprises : sans maquillage, avec un maquillage léger dit « nude » ou « naturel », un plus « professionnel » et enfin un maquillage annoncé comme « glamour ». Durant toute la durée de l’expérience, elles n’ont pu se regarder afin de ne pas biaiser les résultats en faisant entrer en ligne de compte leur propre perception d’elles-mêmes.

Ensuite, 149 adultes, dont 61 hommes, ont regardé chaque photo pendant 250 millisecondes, juste le temps de produire un premier jugement sur une personne. 119 autres, dont 30 hommes, ont ensuite contemplé les mêmes photos aussi longtemps qu’ils le souhaitaient. Dans les deux cas, les observateurs ont relevé que les femmes maquillées semblaient plus compétentes. Le contraste entre la peau et les yeux serait gage de sérieux et de professionnalisme.

Les observateurs qui ont pu passer le temps qu’ils voulaient devant chaque visage ont été moins séduits par le maquillage «glamour», jugeant ces femmes moins fiables. Mais leur compétence n’est en aucun cas remise en cause.

Au fond, cette passionnante étude, comme vous avez pu le constater, ne révèle strictement rien d’intéressant. Elle ne fait que confirmer ce que nous savons tous déjà : l’habit fait le moine, et particulièrement dans le camp des femmes ou l’accès aux postes à responsabilités est bien plus difficile.

Donc oui mesdames, en plus de dire que vous ne voulez pas d’enfants lors de votre entretien d’embauche, vous devrez désormais aussi coller avec soin aux nouveaux critères de la feuille du recruteur, à savoir : rouge à lèvre carmin et teint lumineux.

Et les hommes ? De quels apparats doivent-ils jouer pour réussir leurs entretiens ? La couleur de la cravate jouent-elle autant que celle de notre rouge à lèvre ? C’est vrai au fond, au royaume de la superficialité, ils sont loin d’être épargnés, les détails font toujours la différence (et GQ est là pour nous le rappeler tous les jours).

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Belle indignation !

Il parait qu’il est toujours bon de s’indigner car c’est une source de bon sens. Sur ce principe, le mouvement des indignés, qui prend de plus en plus d’ampleur depuis quelques mois, dénonce, via des manifestations citoyennes, une société malade, étouffée par les vilains riches et des régimes politiques corrompus. Oui, levons nos drapeaux contre la précarité et le pouvoir de la finance !

Moi, ça me penser à cette fameuse capacité qu’on les gens, quand tout va mal pour eux, à penser qu’ils auraient forcément, eux, fait bien mieux que ceux qui en réalité ont eu à gérer le « bordel ».

Car oui, ce fameux mouvement nous provient de la crise, la vilaine, qui a encore donné plus à ces affreux riches, ces biens méchantes banques et multinationales et ces horribles politiciens, qui n’ont que leur carrière comme intérêt. Alors tout le monde s’indigne, crie au scandale et envoie sur la place ceux « qui aurait pu faire mieux ».

Et ils ont raison, ça fait du bruit. Et c’est bien le but du peuple non, dire qu’à travers une vraie démocratie (et j’attends toujours laquelle), eux auraient su tout « faire mieux ».

Mais le petit peuple aurait-il vraiment fait mieux et pris de meilleures décisions si il avait été consulté ? Les oppositions à chaque gouvernement de part le monde auraient-elles vraiment fait mieux que les gouvernement qu’on se sont pris la vague ? Tous ces mécontents, tous ces indignés, ont-ils une fois songé à se mettre de l’autre coté de la barrière ? Que diraient-ils mainteant, qu’auraient-ils fait, …, si ils n’avaient pas été en position d’indignés mais en positions d’attaqués ? Je trouve toujours intéressant de poter un regard objectif vis-à-vis des choses et des gens que l’on attaque, que l’on remet en question. En a-t-on la légitimé ? Qu’est ce qui donnerait à ce mouvement plus de légitimité qu’aux divers gouvernements, et inversement ? Très subjectif, trop subjectif.

Bien sûr, notre société ne tourne plus aussi rond pour tout le monde qu’on ne le voudrait, certaines choses ne vont pas, beaucoup même, que ce soit les tricheurs de part et d’autre de la planète ou les pauvres mourants. Mais n’y a-t-il que du mauvais ? Aurait-on réellement pour faire bien mieux si le fameux « bon sens » dont tout le monde se porte garant nous avait sauté au nez plus tôt ? Peut-on réellement sataisfaire tout le monde sur un schéma de globalité qui a tout de même plus de bienfaits que de méfaits selon moi ?

Beaucoup de questions que les amoureux de la manifestation à outrance, incapables de se remettre en question eux, ne se posent que trop peu. Et parmi toutes, celle que je préfère est de savoir comment, eux, tout seuls auraient tant pu « mieux faire » comme ils prétendent ? Comment ?

Au fond, je n’ai rien contre ce mouvement ni aucun autre mouvement citoyen qui relève des problèmes réels, mais je remarque toujours que la critique est bien facile, mais il n’y a qu’elle. Pas de solutions ni d’alternatives plausibles, juste des râleurs qui pensent toujours être meilleurs et ça m’intrigue, vraiment.

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