Atmosphères dérangeantes, films envoûtants.

Durant le mois de septembre, j’ai passé beaucoup de temps au cinéma. Je suis allé voir de nombreux films parmi lesquels « Un monstre à Paris« , « Mais comment font les femmes ?« , « Crazy Stupid Love » ou encore « Dream House« , ainsi que quelques anneries divertissantes comme « Fright Night » ou « Destination finale 5« , mais deux films m’ont marquée outre mesure: le dernier Almodovar, fidèle au maître et l’énigmatique « Drive« .

Ensemble, ce sont deux films, qui chacun à leur manière, ont réussi à me plonger dans une atmosphère, à la fois mystérieuse et envoûtante. Quand « La piel que habito » (synopsis) nous transporte dans la tête d’un chirurgien esthétique torturé et impulsif aux ambitions visiblement dérangeantes, « Drive » (synopsis) nous présente un personnage plus calme et peu bavard sans pour autant s’apparenter au « gentil ». Pourtant, les deux films dépeignent le même type de scénario, un fond de revanche induit par l’amour, tantôt pour une famille disparue, tantôt pour une amante distante.

J’ai beaucoup aimé la structure des deux films. N’ayant pourtant rien de comparable, ils m’ont tout deux fait le même effet. Dans l’un comme dans l’autre, le spectateur se retrouve plongé au coeur de l’énigme découvrant peu à peu le pourquoi du comment, à travers des souvenirs pour Almodovar ou une succession de personnages malveillants pour Nicolas Winding Refn. C’est petit à petit que l’on avance dans l’histoire, que l’on comprend l’objet de chaque acte perpétué par le héros et c’est d’autant plus plaisant que les mises en scènes sont à la hauteur des espérances. J’ai été totalement imprégnée par l’univers de chaque film m’ayant inspiré une forte dose de curiosité et un brin de stress.

Chacun de leur coté : « La piel que habito » m’a vraiment ému de part la complexité de ses personnages, cherchant tous à se faire discrets pour masquer un secret. Mêlant à la fois les notions de désir, d’identité, de pulsion, le film nous amène à réfléchir à nouveau sur des sujets aux définitions bien fixes. Les garçons sont-ils des filles comme les autres (à moins que ce ne soit l’inverse) ? Les relations familiales, c’est quoi ? Les êtres les plus chers sont-ils ceux que l’on s’invente de toutes pièces ? Tant de questions qui survienne à mesure que le film remonte le fil bien entortillé de son scénario, et sincèrement, c’est à voir.

« Drive » quant à lui nous offre un héros silencieux calme et en même temps violent, au panthéon du polar. Le thriller, à la fois lourd et gracieux nous amène à soutenir ce héros aux deux visages, à la fois malfaiteur aguerri et gentleman serviable qui n’hésite pas à tout donné pour protéger sa voisine et son fils. Et on y croit, jusqu’à la dernière seconde, on a peur pour lui, on s’inquiète de ce qu’il va se passer, on se demande si il va s’en sortir et l’esthétique de chaque image renforce encore ce sentiment. Là encore un film à voir, plutôt troublant, je ne m’y attendait vraiment pas.

Bref si je devais retenir deux films pour le mois passé, je ne prendrais que ces deux là. Il ne me reste plus maintenant qu’à continuer ma quête cinéma et filer voir « The Artist », qui parait-il, vaut le détour.

Et vous, les avez-vous vu ? Vous ont-ils plu, déplu, perturbé, envoûté … ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s